Cote et valeur des tableaux, dessins, peintures de Jan Toorop
Les sculptures et dessins de Jan Toorop s’échangent jusqu’à 720 000€ sur le marché des enchères. Une expertise permet de déterminer avec précision les prix de votre œuvre de Jan Toorop sur le marché actuel et d’optimiser, le cas échéant, la vente d’une œuvre.
Si vous possédez une œuvre de Jan Toorop et souhaitez connaître sa valeur, nos commissaires-priseurs agrées par l’État réalisent une estimation gratuite fondée sur l’authenticité, la cote et les résultats récents du marché.
La cote et la valeur de l’artiste
Sur le marché des enchères, les œuvres de Jan Toorop sont peu courantes mais pour autant, elles sont très prisées par les collectionneurs.
Ses toiles caractéristiques du symbolisme sont les plus cotées sur le marché. Les montants auxquels ses œuvres se vendent d’échelonnent entre 10 et 720 000€ sur le marché des enchères.
Ainsi, un tableau signé Toorop peut atteindre des dizaines de milliers d’euros en salle des ventes comme le témoigne son tableau Portret van nevrouw M J de Lange, datant de 1900, adjugé 720 000, estimé à l’origine entre 700 000 et 1 000 000€.
Ordre de valeur allant du plus basique au plus prestigieux
Technique utilisée | Résultat |
|---|---|
Sculpture - volume | De 2 700 à 15 600 € |
Estampe - multiple | De 10 à 50 000 € |
Dessin - aquarelle | De 10 à 431 900 € |
Huile sur toile | De 170 à 720 000 € |
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Situer l’artiste
Période
Jan Toorop (1858 – 1928) est né à Purworejo dans les Indes néerlandaises. Il est un peintre dont l’œuvre comble le fossé entre le symbolisme pictural et l’Art nouveau. Sa trajectoire s’inscrit dans la fin du XIXème siècle et le tournant du XXème, une période de mutation rapide des avant-gardes nord-européennes.
Sa formation suit un itinéraire singulier, marqué par un déracinement colonial fondateur : il quitte l’Indonésie en 1869 pour les Pays-Bas, où il étudie à Delft, avant d’entrer en 1880 à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Amsterdam.
Sa phase bruxelloise (1882 – 1886) constitue le cœur de son intégration aux avant-gardes européennes : il vit à Bruxelles, où il devient membre du Groupe des XX à partir de 1884, fait un voyage à Londres avec Émile Verhaeren, puis part en France où il rencontre Odilon Redon.
Il se convertit au catholicisme en 1905 et commence à peindre des œuvres religieuses, tout en continuant de produire des portraits et des paysages.
Courants
Toorop se caractérise par une polyvalence stylistiques rare, traversant successivement plusieurs courants majeurs. Il travaille différents styles au cours de ces années comme le réalisme, l’impressionnisme, le néo-impressionnisme et le postimpressionnisme, avant de développer son langage personnel.
Son style symboliste est le résultat d’une synthèse originale entre héritage javanais avec le symbolisme, ses personnages élancés et curvilignes préfigurent aussi l’Art Nouveau. Sa contribution est jugée décisive et reconnue internationalement.
Il pratique aussi le pointillisme, qui constitue une dimension technique singulière de son œuvre, antérieure à sa réception néerlandaise, il est le premier artiste néerlandais à avoir mis en œuvre ce courant.
Sa dernière période artistique après sa conversion infléchit son symbolisme vers une dimension mystico-religieux, tout en conservant la ligne dynamique et le sens de la stylisation qui caractérisent l’ensemble de sa carrière.
La vie de Jan Toorop
Contexte culturel
Jan Toorop est le fils d’un fonctionnaire colonial néerlandais et d’une mère britannique. Il grandit avec des ancêtres asiatiques et africains. En 1872, il s’installe avec sa famille aux Pays-Bas, où il étudie à Delft et à Amsterdam.
De 1882 à 1886, il vit à Bruxelles où il rejoint les Vingt, un groupe d’artistes centré autour de James Ensor et s’immerge dans l’avant-garde belge naissante, à la pointe de l’impressionnisme, du néo-impressionnisme et ensuite du symbolisme européen.
Après 1890, il réside à Ketwijk aan Zee, une petite commune sur le front de mer. Cette sédentarisation coïncide avec l’amorce de sa période Art nouveau, qui s’étale de 1891 à 1899. Il expose en 1900 et 1902 à Vienne en compagnie d’artistes de la Sécession et publie dans la revue Ver sacrum en 1902.
Entourage artistique et intellectuel
En 1884, il fait un voyage à Londres avec le poète Émile Verhaeren, une figure majeure du symbolisme belge francophone, puis se rend en France où il rencontre Odilon Redon, qui nourrissent directement son orientation vers le symbolisme.
À Domburg, il rassemble autour de lui un cercle informel d’artistes dont le plus célèbre est Piet Mondrian, une figure tutélaire d’une scène artistique qui contribue à l’émergence de la génération néerlandaise qui mènera quelques années plus tard à l’abstraction géométrique.
Segmentation du marché et cote de l’artiste
Prix des œuvres
Le marché des œuvres de Toorop affiche une stratification tarifaire nette selon le support, conséquence de son statut d’artiste pluridisciplinaire : les peintures se négocient entre 250 et 150 000€, les dessins et aquarelles entre 200 et 70 000€, et les multiples entre 50 et 9 000€.
Les compositions symbolistes de sa période bruxelloise et néerlandaise, des emblèmes de la maturité stylistique de l’artiste, concentrent les estimations les plus élevées en salle des ventes, devant les œuvres pointillistes et les pièces graphiques de commande publicitaire, moins recherchées par les collectionneurs spécialisés.
Facteurs de valorisation
Sa position de figure pivot entre symbolisme et Art nouveau constitue le premier vecteur de légitimité critique et marchande : il dispose d’une renommée importante, à la fois en tant que figure majeure de l’Art nouveau et du symbolisme, son style très distinctif ayant contribué à sa notoriété grandissante.
La paternité d’une icône visuelle nationale renforce considérablement la notoriété populaire de l’artiste au-delà du cercle des spécialistes : son affiche pour la Dutch Oil Company, à l’habit et aux cheveux stylisés novateurs, fut si emblématique qu’elle valut à l’Art nouveau néerlandais son surnom de « Slaolie ».
La publication régulière dans les revues d’avant-garde, dont la revue viennoise Ver Sacrum en 1902, et la participation aux expositions de la Sécession viennoise en 1900 et 1902, qui attestent d’une reconnaissance institutionnelle européenne qui dépasse le strict cadre néerlandais et soutient l’attractivité internationale de son corpus sur le marché secondaire.
FAQ – Comment estimer une œuvre de Jan Toorop ?
1) Quelles périodes sont les plus recherchées ?
Dans les années 1880 et 1890, Toorop expérimente différents styles, dont le réalimse, l’impressionnisme et le néo-impressionnisme. Il a été associé au groupe d’avant-garde belge les XX, où il a rencontré des contemporains comme James Ensor et Gustave Klimt. On distingue ainsi la période naturaliste, la période symboliste et la période catholique tardive.
2) Pourquoi les Trois Fiancées est-elle si centrale pour situer une œuvre de l’artiste ?
En 1893, il produit ce que certains considèrent comme son chef-d’œuvre, Les Trois Fiancées, avec sa composition enroulée, plate et serpentine, et une imagerie qui rappelle l’art javanais, notamment le batik. Cette peinture symboliste monochrome montre trois états de l’âme.
3) Quelle technique Toorop privilégiait pour ses dessins symbolistes, et pourquoi est-ce important ?
Il combine techniques mixtes sur papier ou sur toile préparée (craie, crayon, rehauts colorés et blancs) est caractéristique de la période symboliste et constitue un repère technique précieux pour authentifier une œuvre de cette période, par opposition aux huiles plus conventionnelles d’autres époques de sa carrière.
Sa signature
Les œuvres de Jan Toorop ne sont pas toutes signées.
Même s’il y existe des variantes, voici un premier exemple de sa signature:
Faire estimer votre œuvre de Jan Toorop
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Si vous envisagez sa vente, nous vous accompagnons afin d’en assurer la meilleure valorisation.
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