Cote et valeur des tableaux, dessins, peintures de Emilio Sivilla Torres
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Cote et valeur de l’artiste
Peintre orientalisme peu connu, Émilio Sivilla Torres est une figure discrète du marché de l’art. Ses œuvres ont en effet une cote néanmoins importante aux enchères et sont très prisées par les collectionneurs.
Le prix auquel ses œuvres se vendent s’échelonne entre 180 et 13 720€, un écart considérable mais qui en dit beaucoup sur la valeur qui peut être attribuée aux œuvres du peintre orientaliste.
Ainsi, une œuvre signée Sivilla Torres peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros aux enchères, comme en témoigne son tableau La grande place à Tanger, datant de 1882, adjugée 13 720€ (pour 50 x 80 cm).
Ordre de valeur allant du plus basique au plus prestigieux
Technique utilisée | Résultat |
|---|---|
Dessin - aquarelle | De 1 000 à 3 300 € |
Peinture | De 180 à 13 720 € |
Réponse en - de 24h
Style et technique de Emilio Sivilla Torres
Emilio Sivilla Torres est un peintre espagnol du XIXème siècle rattaché à l’orientalisme hispanique, dans sa variante nord-africaine. Son œuvre est inscrite dans un réalisme lumineux, sans exotisme fantasmé excessif. Sa démarche est descriptive et atmosphérique, éloignée de l’orientalisme théâtral parisien.
Sa production est majoritairement centrée sur Tanger, alors zone de contact stratégique entre l’Europe et le Maroc. Tanger est traitée comme un espace vécu et observé, non comme un décor imaginaire. La fidélité topographique est donc fréquente.
Il se concentre sur les vues urbaines et portuaires de Tanger, avec des rues, places, remparts, quais et zones libres ; mais aussi des scènes du rues avec des passants, figures locales et des petites scènes quotidiennes. Les figures humaines sont secondaires et intégrées à l’espace.
L’orientalisme l’aide à atteindre une sobriété documentaire, avec une absence de sensualisation excessive ou de mise en scène exotique. Il porte un regard attentif à la réalité architecturale et sociale. Ses compositions sont claires et équilibrées, souvent construites par plans successifs.
L’organisation spatiale est lisible avec un premier plan animé, un plan intermédiaire architectural et un arrière-plan lumineux. Il utilise fréquemment les diagonales (rues, quais) dans le but de structurer la scène. Sa perspective est maîtrisée et conforme aux règles académiques, avec une profondeur suggérée et sans effets spectaculaires.
Il combine la lumière méditerranéenne et atlantique, afin d’obtenir une clarté diffuse et des reflets maritimes, avec des ombres nettes mais non violentes. Il mène aussi une étude attentive des contrastes entre zones ensoleillées et l’ombre.
Sivilla Torres utilise majoritairement l’huile sur toile, avec une touche fine et régulière, parfois légèrement vibrante dans les zones lumineuses. Sa matière picturale est contrôlée et les surfaces sont relativement lisses. La touche sert la lisibilité du motif et non l’effet de geste.
La vie de Emilio Sivilla Torres
Emilio Sivilla Torres (1854 – 1894) est un artiste orientaliste espagnol né en Espagne. Il appartient à une génération de peintres espagnols marquée par l’ouverture vers le Maghreb et les territoires nord-africains au XIXème siècle.
Sa formation artistique est acquise dans le cadre des institutions espagnoles du XIXème siècle. Son apprentissage est fondé sur le dessin académique, la perspective et la peinture de paysage et d’architecture. Sa formation est compatible avec une pratique réaliste et descriptive.
Il s’inscrit très tôt dans la peinture orientaliste, et de distingue par un intérêt privilégié pour l’espace urbain plutôt que pour les scènes de harem ou les sujets fantasmés. Il effectue des séjours réguliers à Tanger, ville alors au cœur des échanges diplomatiques et commerciaux entre l’Europe et le Maroc.
Tanger devient le centre quasi exclusif de son répertoire iconographique. Il travaille sur le motif, avec une observation directe de l’architecture et de la vie quotidienne. Il développe une production cohérente mais relativement brève.
Son œuvre est diffusée dans les cercles espagnols et auprès d’amateurs d’orientalisme. Il n’a pas de carrière institutionnelle majeure ou de grandes commandes officielles. Il se tient à distance du romantisme orientaliste spectaculaire, des scènes de genre excessivement théâtralisées et privilégie la fidélité au site et à la lumière.
Sa reconnaissance est essentiellement commerciale et régionale. Il est apprécié pour la lisibilité et la qualité descriptive de ses vues marocaines. Son œuvre est intégrée dans des collections privées plutôt que muséales.
Segmentation du marché et cote de l’artiste
Sivilla Torres fait partie d’un marché étroit et spécialisé, relevant de l’orientalisme espagnol du XIXème siècle. L’offre est limitée en raison d’une carrière courte (décès à 40 ans). La liquidité est réelle mais modérée, sans spéculation.
Ses huiles sur toile constituent le segment principal et le plus recherché, avec ses huiles sur panneau. Les dessins et aquarelles ont une présence occasionnelle sur le marché. Les vues urbaines de Tanger constituent le segment central et le plus valorisé, avec une forte cohérence avec l’identité de l’artiste.
Pour les vues portuaires et littorales, le marché est actif, légèrement inférieur aux vues urbaines. Les scènes de rue avec figures ont une valorisation dépendante de la qualité de composition et de la lisibilité architecturale.
Les formats moyens (40 – 70 cm) constituent le cœur du marché, avec un meilleur équilibre entre lisibilité et intégration décorative. Les petits formats constituent un marché d’entrée, avec des prix plus accessibles. Les grands formats sont rares, avec un marché plus étroit mais un potentiel décoratif supérieur.
Emilio Sivilla Torres occupe un segment intermédiaire du marché orientaliste. Sa valeur repose sur la spécialisation géographique (Tanger), la qualité lumineuse et la rareté relative liée à sa carrière brève. Il est comaprable à des artistes comme Nicola Fercella, Marie Aimée Lucas Robiquet ou Hippolyte Lazerges.
Sa signature
Les œuvres de Emilio Sivilla Torres ne sont pas toutes signées.
Même s’il y existe des variantes, voici un premier exemple de sa signature :
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