Cote et valeur des oeuvres, sculptures d'Igor Mitoraj

Cote et valeur des oeuvres, sculptures d'Igor Mitoraj

À retenir

  • Les sculptures de bronze et marbre de Mitoraj se vendent entre 20€ et 508 100€, avec des prix particulièrement élevés pour les œuvres majeures datant des années 1990.
  • L'artiste franco-polonais (1944-2014) revisite la statuaire antique en fragmentant les corps humains, créant une modernité post-classique symbolisant la vulnérabilité et la condition tragique de l'homme.
  • Les dessins et aquarelles se cotent de 350 à 7 000€, tandis que les estampes varient entre 120 et 4 600€, les sculptures restant les pièces les plus recherchées par les collectionneurs.

Si vous détenez une œuvre réalisée par Igor Mitoraj ou d’après l’artiste, et que vous souhaitez connaître sa valeur, nos experts et commissaires-priseurs agréés par l’État vous offriront leurs services d'expertise.

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Par la suite, si vous désirez vendre votre œuvre, nous vous orienterons vers le meilleur dispositif possible pour en obtenir un prix optimal.

Cote et valeur de l’artiste Igor Mitoraj

Mitoraj laisse dans son sillage une œuvre très singulière, dans le courant surréaliste ou abstrait, selon les oeuvres. Sculpteur talentueux, il est l’un des artistes les plus célèbres de son époque.

Désormais, les prix de ses œuvres s’envolent au marteau des commissaires-priseurs. Ses bronzes et marbres sont particulièrement prisés surtout par les acheteurs français, polonais et italiens. Le prix auquel ils se vendent sur le marché de l’art s’échelonne entre 20€ et 508 100€, un delta considérable mais qui en dit long sur la valeur qui peut être attribuée aux oeuvres de Mitoraj.

En 2020, une sculpture en bronze datant de 1996 représentant Icare a été vendue à hauteur de 508 100€ tandis qu’elle était estimée entre 216 100 et 432 400€.

Ordre de valeur allant d’une œuvre simple à la plus prestigieuse

Technique utilisée

Résultat

Dessin - aquarelle

De 350 à 7 000€

Estampe multiple

De 120 à 4 600€

Statues en bronze et marbre

De 20 à 508 100€

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Style et technique de l’artiste Igor Mitoraj

Igor Mitoraj a réalisé majoritairement des sculptures. On trouve aussi sur le marché des dessins et estampes, néanmoins rares. L’artiste concentre son travail sur le corps humain, et revisite les canons de la sculpture antique pour proposer un résultat post-moderne.

Il aime couper les corps et ne représenter que des têtes, des bustes ou des jambes. Il joue aussi avec la taille des parties du corps humain. Il assume un certain classicisme en le revisitant, et s’inscrit dans une tradition figurative en puisant dans l’art grec, romain et étrusque.

Il privilégie une forme épurée, stable, équilibrée, évitant toute expressivité outrée. Le canon classique est toujours présent, mais fragmenté, mutilé et amputé, ce qui introduit une modernité de la ruine.

Les corps sont sans bras, les visages sans yeux, les bustes crevés et les têtes bandées, faisant ainsi en sorte que le manque devienne un langage. Cette fragmentation n’est pas décorative mais symbolise la vulnérabilité de l’homme, la mémoire blessée ou la déchirure entre la beauté et la souffrance.

Elle évoque également les traces du temps, comme si ses œuvres avaient traversé les siècles ou étaient déjà des vestiges. La surface est lisse, la patine mate ou vert-de-gris, le traitement est sobre, presque sacral, sans effets de matière excessifs.

Il revisite les mythes gréco-romains, non pour illustrer mais pour méditer sur la condition humaine, la chute, l’échec et la beauté menacée. Ses figures, qui ont souvent les yeux clos, inspirent le recueillement, le silence et l’introspection.

L’absence d’émotion visible renforce une présence atemporelle, presque funéraire ou votive. Les œuvres ont souvent une forme frontale, compacte, et le bloc est sculpté à la manière d’un sarcophage ou d’un fragment de frise.

Il joue avec la symétrie rompue (un seul bras, un œil bandé et une aile), ce qui introduit une tension discrète dans la stabilité formelle. L’œuvre peut souvent paraître inachevée mais est toujours fortement close, comme un objet de mémoire autonome.

En refusant les références politiques, sociales ou narratives immédiates, Mitoraj crée une sculpture lisible dans toutes les cultures. Il renoue avec une forme de sacralité moderne, où la figure humaine devient un archétype, une relique ou une icône laïque.

Ses sculptures sont pensées pour l’espace dans la mesure où elles dialoguent avec l’architecture, la lumière et le paysage urbain ou naturel.

Igor Mitoraj ou la reviviscence de la statuaire antique

Igor Mitoraj (1944-2014), artiste franco-polonais, est devenu une figure incontournable de l’histoire de l’art. Né à Oederan, dans la Saxe, il commence sa formation artistique à l’école des Beaux-Arts de Cracovie, où il a suivi les cours de Kantor.

Il est vite fasciné par l’art préhispanique, et part donc en Amérique centrale pour s’inspirer des têtes monumentales des mayas, aztèques, olmèques, et autres civilisations précolombiennes.

Il reste au Mexique quatre ans, l’influence de ce voyage se remarque énormément dans son œuvre : lorsqu’il sculpte des têtes, elles sont disproportionnées. Il y rajoute des lignes droites, comme il s’en trouve sur les têtes monumentales mexicaines à cause de l’usure.

En 1976, il expose ses œuvres à Paris, puis repart en Toscane pour travailler le marbre. Il y installe un atelier de sculpture, où il travaille avec le marbre tout en continuant à utiliser la terre cuite et le bronze.

Il reçoit de nombreuses commandes pour des lieux publics, certaines de ses œuvres font polémique.

Ses œuvres exposées à la Vallée des Temples, en Sicile, ont été classées au Patrimoine de l’Humanité.

Il écorche volontairement ses statues, et ne représente pas des corps en entier. Certaines de ses œuvres se rapprochent des œuvres antiques dans l’état de conservation où on les connaît aujourd’hui (cf La Victoire de Samothrace ou La Vénus de Milo pour les plus célèbres). Tout comme Salvador Dali, il donne au bronze un souffle nouveau.

Il meurt à Paris en 2014.

Focus sur Tyndare fissuré, Igor Mitoraj, 1998

Tyndare fissuré est une œuvre réalisée en bronze patiné qui mesure environ 4,5 mètres de haut, installée dans les Jardins de Boboli à Florence, mais qui est aussi visible en édition à Pietrasanta ou à Paris lors d’expositions.

Le visage masculin est représenté de manière générale idéalisée, ses traits sont calmes, les paupières closes, la bouche droite et le profil grec. Il s’agit d’un fragment de tête colossale, sans cou et sans épaules, posé sur un socle de pierre nue.

Des fissures horizontales traversent le bronze, comme si le visage s’effritait lentement. Le titre renvoie à Tyndare, roi de Sparte dans la mythologie grecque, qui est aussi le père putatif d’Hélène. L’œuvre évoque les sculptures hellénistiques ou romaines mutilées, retrouvées en ruine lors de fouilles.

Ici cependant, la destruction est volontaire et intégrée à la conception plastique. Les fissures ne défigurent pas, elles soulignent la surface comme des cicatrices géologiques ou temporelles.

Elles visent à révéler la fragilité de l’idéal, l’impermanence du beau et la condition tragique de la matière humaine. Le visage garde pourtant sa noblesse dans la mesure où la blesse devient la beauté.

Tyndara fissuré est devenu l’un des symboles de l’œuvre de Mitoraj. Il a été fréquemment reproduit, collectionné et exposé dans les grandes villes d’Europe. Il incarne sa poétique de la ruine, son humanisme tragique et sa volonté de faire du fragment une forme d’éternité.

L’empreinte de Mitoraj sur son époque 

Mitoraj marque son époque par l’originalité de ses œuvres. Il y a derrière ses statues blessées et incomplètes une véritable démarche intellectuelle. Aujourd’hui, sa cote est très haute et ses œuvres sont réclamées sur le marché des enchères.  

Désormais, il fait partie des sculpteurs du XXème les plus présents sur le marché des enchères avec François-Xavier et Claude Lalanne ou encore César.

Reconnaître la signature de l’artiste

Les oeuvres de Mitoraj sont en général signées. Il grave « Mitoraj » dans le bronze, le marbre ou la terre cuite. Cependant, de nombreuses copies existent, c’est pourquoi il est important de faire estimer votre œuvre.  Il est aussi possible qu’un bronze de Mitoraj soit signé autrement, c’est pourquoi il est important de demander une expertise.

Mitoraj, signature
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S’il s’avère que vous possédez une œuvre de Mitoraj ou d’après l’artiste, n’hésitez pas à demander une évaluation gratuite moyennant notre formulaire sur notre site internet.

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Questions fréquentes

  • Qui était Igor Mitoraj et quel est son style artistique ?
    Igor Mitoraj (1944-2014) était un sculpteur franco-polonais devenu une figure incontournable de l'art contemporain. Son style revisité la sculpture antique en fragmentant volontairement les formes : corps sans bras, visages sans yeux, bustes fissurés. Cette fragmentation symbolise la vulnérabilité humaine et la mémoire blessée, transformant le manque en langage plastique. Ses œuvres dialoguent avec l'architecture et la lumière, créant une forme de sacralité moderne inspirée par l'art gréco-romain et préhispanique.
  • Quelle est la fourchette de valeur des sculptures de Mitoraj ?
    Les prix des œuvres d'Igor Mitoraj s'échelonnent entre 20 € et 508 100 €, selon la technique et l'importance de la pièce. Ses statues en bronze et marbre, particulièrement prisées, atteignent les prix les plus élevés. Par exemple, une sculpture en bronze d'Icare datant de 1996 a été vendue 508 100 € en 2020. Les dessins et aquarelles se situent entre 350 et 7 000 €, tandis que les estampes vont de 120 à 4 600 €.
  • Comment faire authentifier et estimer une œuvre d'Igor Mitoraj ?
    Pour authentifier une œuvre de Mitoraj, nous vous recommandons de demander une expertise gratuite et sans engagement auprès d'Auctie's. Nos commissaires-priseurs et experts agréés examineront votre œuvre et vous transmettront une estimation précise de sa valeur sur le marché actuel dans un délai de 48 heures. Cette démarche est essentielle car de nombreuses copies existent et certains bronzes peuvent être signés de manière non conventionnelle.
  • Est-ce le bon moment pour vendre une œuvre de Mitoraj ?
    Oui, c'est un excellent moment pour vendre une œuvre de Mitoraj. Sa cote est actuellement très élevée et ses sculptures sont très demandées sur le marché des enchères. Mitoraj figure parmi les sculpteurs du XXe siècle les plus présents aux enchères, aux côtés de maîtres reconnus comme les Lalanne ou César. La demande notamment française, polonaise et italienne reste forte.
  • Comment se déroule la vente d'une œuvre chez Auctie's ?
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