Cote et valeur des tableaux, dessins, peintures de Rosa Bonheur

Cote et valeur des tableaux, dessins, peintures de Rosa Bonheur

À retenir

  • Rosa Bonheur, peintre réaliste du XIXème siècle spécialisée en peinture animalière, a ses œuvres cotées entre 200€ et 592 800€ selon la technique utilisée.
  • Son huile sur toile "Émigration de bisons" (1897) s'est vendue 592 800€ en 2019, dépassant largement l'estimation initiale de 449 500€.
  • Première femme artiste française à recevoir la Légion d'Honneur (1865), sa cote augmente régulièrement sur le marché des enchères depuis sa redécouverte au XXème siècle.

Si vous détenez une œuvre réalisée par l’artiste Rosa Bonheur ou d’après, et que vous souhaitez connaître sa valeur, nos experts et commissaires-priseurs agréés par l’État vous offriront leurs services d'expertise.

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Par la suite, si vous désirez vendre votre œuvre, nous vous orienterons vers le meilleur dispositif possible pour en obtenir un prix optimal.

Cote et valeur de l’artiste Rosa Bonheur     

Rosa Bonheur est une artiste importante de la peinture animalière du XIXème siècle. Elle s’inscrit dans le mouvement réaliste ainsi que dans d’autres courants. À présent, les prix de ses œuvres augmentent au marteau des commissaires-priseurs.

Ses huiles sur toiles sont particulièrement prisées, surtout par les acheteurs français, et le prix auquel elles se vendent sur le marché de l’art s’échelonne entre 200€ et 592 800€, un delta considérable mais qui en dit long sur la valeur qui peut être attribuée aux œuvres de Rosa Bonheur.

En 2019, l’huile sur toile Émigration de bisons (Amérique), datant de 1897 a été vendue à hauteur de 592 800€, tandis qu’elle était estimée entre 269 000 et 449 500€, soit deux fois l’estimation basse.

Ordre de valeur allant d’une œuvre simple à la plus prestigieuse

Technique utilisée

Résultat

Estampe - multiple

De 20 à 9 900€ 

Sculpture - volume

De 90 à 37 090€

Dessin - aquarelle

De 100 à 300 600€

Huile sur toile

De 200 à 592 800€

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Style et technique de l’artiste Rosa Bonheur

Rosa Bonheur (1822 – 1899), figure majeure de la peinture animalière et réaliste, nous laisse une œuvre abondante qui voit sa valeur augmenter sur le marché des enchères.

Considérée comme l’une des plus grandes peintres d’animaux du XIXème siècle, elle observe avec minutie l’anatomie des sujets (chevaux, bœufs, lions) afin d’en saisir la « physionomie individuelle » (d’après ses dires). Elle travaille sur le terrain et étudie les animaux directement dans les foires, abattoirs, élevages.

Elle obtient même un permis spécial pour porter un pantalon et un tablier pour pouvoir se déplacer parmi les bouchers (ce qui était totalement interdit à l’époque).

Dans ses réalisations en plein air, elle applique une lumière naturelle et vibrante, proche de l’impressionnisme, notamment pour ses paysages littoraux ou champêtres.

Elle utilise de grandes toiles (comme pour Le Marché aux Chevaux, 1852 – 55), qu’elle rend dynamique par des touches vives et contrastées, sans recourir au pointillisme. Sa palette est nuancée : elle emploie des tonalités naturelles (bruns, gris, ocres, blancs) qui sont rehaussés par des accents clairs pour suggérer la brillance du pelage ou encore des effets atmosphériques.

Elle créé des vibrations en portant particulièrement attention au pelage des animaux. Chaque partie de l’animal semble vivant grâce à une palette soignée, qui combine ombres et reflets de manière subtile.

Elle refuse le sentimentalisme dans ses compositions, et peint des scènes rurales comme Labourage nivernais, 1849, avec un réalisme pragmatique qui respecte les sujets sans les embellir.

Sa peinture est loin de chercher l’idéalisation académique, car les bêtes ont un souffle, les muscles sont tendus, ce qui lui permet de capter la personnalité de l’animal et sa puissance brute.

La vie de Rosa Bonheur     

Rosa Bonheur naît en 1822 à Bordeaux, dans une famille d’artistes. Son père, Raymond Bonheur, fut un peintre et disciple du saint-simonisme. Elle reçoit une éducation peu conventionnelle puisqu’elle est formée très tôt par son père à Paris, et fréquente les abattoirs, les foires et les musées afin d’observer et de copier les animaux.

Elle refuse les parcours académiques traditionnels et s’inscrit en tant qu’élève libre aux Beaux-Arts, où elle se forge cependant une formation pratique rigoureuse.

Elle se fait d’abord connaître avec le tableau Labourage nivernais (1849) puis connaît un succès encore plus grand avec Le Marché aux chevaux (1852 – 55) qu’elle présente au Salon de Paris.

Elle est reconnue internationalement, l’œuvre est achetée par l’État français, puis exposée à Londres et New-York. Rosa Bonheur devient alors l’artiste animalière la plus célèbre de son temps.

L’artiste a l’occasion de travailler pour de riches commanditaires, dont la reine Victoria. Elle expose régulièrement en Europe et aux États-Unis.

Elle mène une vie assez libre, ne se marie pas, et vie successivement avec Nathalie Micas puis Anna Klumpke. Son mode de vie affirmé est en rupture avec les normes de son temps.

C’est la première femme peintre à obtenir un permis de travestissement (nom de l’époque), qui se matérialise par une autorisation préfectorale à porter un pantalon afin de fréquenter les foires et les abattoirs pour ses études anatomiques.

La vie de Rosa Bonheur incarne un engagement pragmatique, et encourage l’émancipation des femmes par le travail et la reconnaissance artistique, sans engagement militant explicite.

Il s’agit également de la première femme artiste à recevoir la Légion d’Honneur (chevalier en 1865, officier en 1894). Elle se retire dans son château à By (près de Fontainebleau), qui est devenu un atelier-ménagerie où elle continue de peindre jusqu’à sa mort.

Elle meurt le 25 mai 1899 à l’âge de 77 ans. Son œuvre connaît ensuite une période d’oubli avant d’être redécouverte au XXème siècle. Sa cote est aujourd’hui en train de monter, tout comme d’autres artistes de son époque comme Berthe Morisot, Mary Casatt ou Blanche Odin.

Focus sur Le Marché aux Chevaux, Rosa Bonheur, 1852 - 55

Le Marché aux chevaux est une œuvre monumentale (environ 244 x 506cm) conservée au Metropolitan Museum of Art (New-York) à la suite d’un don de Cornelius Vanderbilt). Peint entre 1852 et 1855, il s’agit d’une scène de chevaux sur le boulevard de l’Hôpital à Paris, où les animaux sont présentés au trot et au galop par des palefreniers.

L’artiste a choisi une disposition panoramique, le format en frise donnant une impression de continuité, comme un arrêt sur image d’une scène en mouvement.

La scène est rythmée par les chevaux galopant de gauche à droite, avec des postures expressives, des crinières au vent et des sabots levés.

La perspective est fluide, le fond est légèrement esquissé (arbres, architecture), ce qui laisse toute la place à la cavalcade centrale.

L’observation des animaux est scientifique comme à l’habitude de l’artiste, chaque cheval est individualisé, tant par sa robe que sa posture. La tension musculaire, la puissance ainsi que la nervosité sont rendues avec un réalisme spectaculaire.

Rosa Bonheur a étudié longuement ces chevaux afin de maîtriser leur anatomie, dans les abattoirs et dans les foires, d’où la grande précision qui est rendue sur la toile.

Il y a une absence totale d’idéalisation, il ne s’agit pas de chevaux mythologiques mais d’animaux de travail que l’artiste veut représenter puissants et vivants. La toile est dominée par le brun, le gris et certains noirs, et animée de touches de blanc (crinière, pantalon des hommes), ce qui permet de créer un équilibre entre rigueur et vibration.

La lumière est uniforme, loin des effets dramatiques, la lumière naturelle met en valeur les volumes et souligne la musculature.

Ce tableau a aussi une portée symbolique dans la mesure où c’est aussi un hommage à la force animale et à l’effort humain. Encensé au Salon de 1853, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands tableaux animaliers jamais réalisés.

Cette œuvre résume l’ambition de Rosa Bonheur de faire de la peinture animalière un genre noble et monumental, à égalité avec l’Histoire.

Reconnaître la signature de Rosa Bonheur

L’artiste signe souvent son nom entier en petit, en bas de ses tableaux. Il peut exister des copies, c’est pourquoi l’expertise reste importante.

Signature de Rosa Bonheur

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S’il s’avère que vous possédez une œuvre de Rosa Bonheur ou d’après l’artiste, n’hésitez pas à demander une évaluation gratuite moyennant notre formulaire sur notre site internet.

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Si vous considérez vendre votre œuvre, vous serez également accompagnés par nos spécialistes afin de bénéficier d’alternatives pour la céder au meilleur prix possible, prenant en compte les inclinations du marché.

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Questions fréquentes

  • Qui était Rosa Bonheur et quel est son contexte artistique ?
    Rosa Bonheur (1822-1899) est une figure majeure de la peinture animalière et réaliste du XIXème siècle. Pionnière reconnue internationalement, elle s'inscrit dans le mouvement réaliste et observe avec minutie l'anatomie des animaux (chevaux, bœufs, lions) pour en saisir la « physionomie individuelle ». Première femme peintre à recevoir la Légion d'Honneur (1865, 1894) et permis de travestissement, elle a révolutionné le statut des femmes artistes par son travail et reconnaissance.
  • Quelle est la fourchette de valeur des œuvres de Rosa Bonheur selon la technique ?
    Les œuvres de Rosa Bonheur varient considérablement en fonction de la technique. Les estampes se situent entre 20 et 9 900€, les sculptures entre 90 et 37 090€, les dessins et aquarelles entre 100 et 300 600€, et les huiles sur toile, ses œuvres les plus prisées, s'échelonnent de 200 à 592 800€. En 2019, l'huile « Émigration de bisons (Amérique) » de 1897 a atteint 592 800€, dépassant le double de son estimation initiale.
  • Comment authentifier et faire expertiser une œuvre de Rosa Bonheur ?
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  • Est-ce le bon moment pour vendre une œuvre de Rosa Bonheur ?
    Oui, c'est un excellent moment pour vendre une œuvre de Rosa Bonheur. La cote de l'artiste est actuellement en hausse sur le marché des enchères, tout comme celle d'autres peintres de sa période tels que Berthe Morisot ou Mary Cassatt. Cette tendance haussière rend ce contexte favorable pour obtenir un prix optimal.
  • Comment se vend une œuvre chez Auctie's ?
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